Pourquoi les marques locales ne peuvent-elles pas jouer selon les règles du Black Friday?
Fabrication manuelle ou semi-manuelle. Beaucoup de petites marques fabriquent leurs produits à la main ou avec peu d'automatisation. Augmenter la production en un clin d'œil n'est pas une option. Pour elles, une vente n'est pas un moyen de se débarrasser des stocks, mais une perte de sens.
Prix équitable. Pour les marques locales, le prix d'un produit n'est pas juste un chiffre. Il inclut un salaire juste et des matériaux de qualité. Lorsque les grands détaillants offrent des réductions de 50 à 70 %, les petites marques ne peuvent pas se le permettre.
Chaque collection n'est pas un stock invendu. Contrairement aux grandes marques qui vendent leurs invendus, les marques locales sortent des collections en séries limitées. Leurs produits ne restent pas invendus.
Éditions limitées. Les petites marques ne peuvent pas produire des millions d'articles comme les grandes corporations. Leurs collections sont limitées et uniques, et elles n'ont pas de stocks invendus à écouler lors des soldes.
Les marques locales, surtout celles qui suivent les principes de la slow fashion, ne peuvent tout simplement pas participer à cette folie des soldes. Voici pourquoi:
Pour les marques locales, le Black Friday n'est pas une chance de gagner de l'argent, mais une menace qui pourrait détruire ce qu'elles construisent. Ce n'est pas juste une approche commerciale, c'est une idéologie basée sur la consommation durable.
Mais savez-vous quoi? Des alternatives au Black Friday commencent à émerger dans le monde et elles gagnent en popularité. Par exemple, des marques comme
Patagonia et la
Recycled Plastic Foundation utilisent ce jour non pas pour des soldes, mais pour promouvoir la consommation consciente. Depuis 2019, Patagonia annonce "#BuyLessBuyBetter" pendant le Black Friday — une campagne où ils incitent les gens à ne pas dépenser de l'argent pour des achats inutiles, mais plutôt à soutenir des projets écologiques. Ce jour-là, la marque refuse les réductions traditionnelles et donne 100 % des recettes des ventes à des œuvres de charité liées à la protection de l'environnement.
De son côté, la Recycled Plastic Foundation organise les Repair Days — des journées où l'on peut réparer ses vieux vêtements et leur donner une seconde vie au lieu de les jeter. Cet événement a lieu chaque année depuis 2020, incitant les gens à adopter une approche consciente de la consommation et de la réduction des déchets.
En Europe et en Australie, l'alternative au Black Friday — le Green Friday — gagne en popularité, attirant l'attention sur la consommation durable. Ce jour-là, les gens renoncent aux achats impulsifs et soutiennent les marques locales et éthiques qui pratiquent une production durable.
Imaginez une marque locale qui sort 200 articles par mois. C'est une édition limitée, chaque article étant le résultat du travail de plusieurs artisans. Maintenant, comparez cela avec Zara, qui produit 37,5 millions d'articles par mois. La différence est évidente, non?
Voici un exemple concret: